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DE STEPHANE DELOGU Crisbecq et son troupeau. Le compte à rebours du 61 ème a déjà commencé, on ne vous servira pas du réchauffé en développant l'anonymat dans lequel les futures commémos vont se dérouler, on finirait par devenir imbuvables à force de répétition. Ce n'est pas pour autant que les sujets à débat nous manquent, vous allez voir qu'on trouve toujours quelque chose à se mettre sous la dent. C'est parti pour la distribution des prix. Mention spéciale à un futur ex-patron de la grande distribution à qui ses collègues et actionnaires ont offet un joli cadeau de départ : 38 millions d'euros en guise de pactole pour ses vieux jours. Voilà de quoi acheter la canne à pêche, le rateau et la binette chère à tout retraité. L'opinion publique s'est indignée, on se demande pourquoi car quelque jours plus tard, un démenti formel est venu catapulter l'info au rang d'aimable canular. Il n'a jamais été question de 38 millions d'euros mais de 10. Pour ceux qui blairent devant l'unité monétaire européenne et les nouveaux francs, ça fait largement plus de six milliards d'anciens fifrelins. Indécent ? c'est le terme qui convient mais faut quand même pas exagérer :les gogos qui se lèvent à cinq heures du mat' pour remplir des rayons en échange du Smic et d'un coup de pied dans le derrière en fin de contrat n'avaient qu'à être directeurs généraux après tout. C'est tout de même pas de la faute de ce brave homme si ses subalternes n'ont pas droit à une enveloppe aussi grosse que la sienne. Et puis, la France d'en haut ne parle pas le même langage que celle d'en bas : elle ignore qu'il existe des coupures plus petites que celles de 500 euros, même pour acheter une baguette de pain. On peut donc pas lui en vouloir. D'un autre côté, au nom de l'unité sociale et à la place du quidam, on aurait laissé le pactole à la caisse des petits vieux, l'initiative aurait été bien accueillie. Les fonds de l'état en auraient été regaillardis et les pékins que nous sommes ne se demanderaient pas si on les prend pour des jambons en supprimant le lundi de pentecôte tout en donnant à des types déjà cousus d'or des sommes qui feraient vivre tout le Togo pendant un an. Heureusement que les Togolais n'en ont rien su, on a sauvé la face. Pour rester dans le sujet économique et pour faire le tour de ce sujet passionnant, on va maintenant vous toucher deux mots des ouvriers après avoir abordé le cas des grands patrons. Le textile se trouvant en état de crise, une solution miracle devait être trouvée pour que des centaines d'employés ne se retrouvent les fesses sur le pavé. C'est dans cet ordre d'idée qu'un groupe hexagonal a proposé à ses employés de sauver leur emploi en les délocalisant vers l'Ile Maurice. La destination avait de quoi en séduire plus d'un, et pourtant cette lumineuse initiative a été couronnée par un gigantesque flop. On a juste oublié de vous dire que la délocalisation s'accompagnait aussi d'une indexation au Smic Mauricien : 170 euros par mois. A ce prix-là c'est vrai qu'on y refléchit à deux fois. Voilà en tout cas un exemple de ce qu'on nous sert à toutes les sauces sous le sobriquet de "mondialisation". Ceux qui pensaient que ça consiste en une meilleure considération de l'être humain et en un partage cohérent des richesses se sont vautrés sur le macadam. La mondialisation, c'est la repartition cohérente des populations sans considération ethnique : les friqués d'un coté dans les pays friqués, les smicards de l'autre et de préférence dans des endroits ou tout le monde est logé à la même enseigne et dans les mêmes bidonvilles. Ca évite les conflits et les aigreurs d'estomac que provoque l'étalage de la richesse au nez et à la barbe des va nu pieds. Avec un peu de chance, on verra d'ici à quelques lustres des réserves de bidochons, un peu comme ce qui est arrivé aux Sioux. Les bidochons de tout pays produiront pour ceux des réserves supérieures qui les paieront en cacahuètes sonnantes et trébuchantes, leur rendant visite à l'occasion un appareil photo dernier cri à la main. Malgré tout, le projet marchera peut être moins bien que prévu maintenant qu'on a vendu la mèche : fichu mag et son édito ou on ne respecte rien ni personne. Nos plus plates excuses par anticipation, pour la zizanie qu'on a encore semé. Mais, vous le savez bien, on ne peut pas resister à l'envie de pourfendre les honnêtes gens ; c'est un plaisir malsain pour lequel on cherche desespérement un paliatif. C'est dire si on est pleins de bonne volonté et parfaitement conscients des méchancetés qu'on écrit chaque mois. Mais c'est plus fort que nous, c'est comme le tabac : on jure tous les soirs qu'on arrête le lendemain matin. Du côté de la Normandie, si les VIP ne se pressent pas au portillon, les reconstituteurs , eux, ne sont font pas prier et seront fidèles au poste. On adressera donc un amical bonjour à ceux du Camp Cecil Breeden, dont le boulot nous a estomaqués et qui méritent plus qu'un détour. On leur suggérera cette année de proposer la gratuité pour accéder à leurs installations. Ils ne peuvent qu'en sortir grandis, puisqu'en dehors de ce petit point de détail qui avaient fait grincer quelques dentiers l'année passée, on reste bouche bée devant le résultat de la passion. Et comme il se trouve que les passionnés sont une espèce à préserver, faudra pas hésiter à aller leur en serrer cinq du coté de Vierville. Sauf qu'il n'y seront pas cette année nous a t'on dit. Et comme on n'a reçu aucune réponse au mail qu'on leur a propulsé et dans lequel on reconnaissait honteusement qu'on n'y était allés un peu fort, on vous en dira pas plus. Sauf qu'on va finir par croire qu'on pense à nous lorsqu'on cartonne et qu'on fait la sourde oreille dès qu'on devient gentils et polis. Ca ne peut que nous encourager à ne rien changer. On se rappelera par ailleurs au bon souvenir des crétins qui, c'est devenu maintenant une tradition à qui on tordrait volontiers le cou, posent leurs sacs et leurs derrières plombés en Normandie, engoncés dans du feldgrau nauséabond. Vous dire qu'on les apprécie pas s'appelle un euphémisme ; il nous est avis que le feldgrau a suffisamment pollué les côtes Normandes pour en recolter encore des résidus mazoutés 60 ans plus tard. Et encore, on préférerait le mazout à l'état brut : il est moins dangereux et se nettoie mieux que les cohortes de baudets henissant la Panzerlied à gorge déployée. D'aucuns diront "on peut pas y faire grand chose mon pauv' monsieur, c'est comme ça pis c'est tout". Ben non. On peut bien au contraire faire disparaitre cette gangrène de nos sites Normands et d'ailleurs, avec un peu de bonne volonté. Le raisonnement est simple : les groupes ayant trait à la WH ou la Waffen SS rappellent par leur attitude et leurs uniformes de bien sales moments à une sacrée palanquée d'entre nous, ce qui peut provoquer des réactions violentes, verbales ou physiques et donc entrainer des troubles graves à l'ordre public. Il se trouve que l'ordre public est du ressort du Préfet et qu'il est a même de prendre toutes mesures qui s'imposent pour en prévenir les risques. C'est à dire de probiher ces aimables rassemblements de nostalgiques de l'ordre nouveau, par exemple. C'est juste une suggestion. Mais, la chose ne sera pas simple, car non contents de nous polluer l'horizon, les feldgrau nouvelle vague peuvent se targuer d'être les invités très officiels de structures culturelles agissant dans la plus parfaite légalité, n'est pas M. le directeur de la Batterie de Crisbecq. L'ingénieux jeune homme ne pourra prétendre le contraire, puisque lui-même arborait le 3 juin 2005 en début d'après midi une superbe croix de guerre Allemande au collet, qu'on lui aurait bien agrippé si nous n'étions pas des pacifistes convaincus. Nous lui ferons la grâce de ne pas rapporter dans ces colonnes son argumentaire, par charité chrétienne d'une part et pour préserver l'espérance de vie de sa périlleuse entreprise, qui risque à ce train-là de connaitre une fin prématurée au milieu de ses bunkers, de ses croix de guerre et de ses feldgrau. Si par le passé, nous nous sommes faits l'écho de votre projet que nous croyions porteur et sain, nous avons avouons aujourd'hui que nous nous sommes vautrés et qu'en conséquence le qualificatif peu flatteur de couillons de la lune est celui qui nous convient le mieux. Quant à celui qui vous sied, , nous vous laisserons le soin d'en juger vous même. Le spectacle historique prévu à 20 heures ce soir là le nous semble pas justifier la présence plusieurs heures avant de pseudo-recrues en tenue de la LVF, qui a moins que nous ne soyons totalement crétins, se trouvait un peu plus à l'Est. Pourtant, nous ne sommes pas rancuniers et nous invitons nos internautes à vous rendre visite. Non pas pour découvrir votre site, ce qui d'ailleurs leur économisera 5,50 euros, mais pour vous botter l'arrière train, ce qui ne peut que vous remettre les idées bien en place et vous renvoyer à votre guide préféré de la bienséance. Finalement, nous préférons Crisbecq dans son ancienne livrée "forêt vierge" que dans sa nouvelle formule "feldgrau". Tout n'est pas si noir et
c'est sur une note positive qu'on va refermer la soute à Exocet.
La
seconde édition des journées du forum vient de fermer ses
portes au grand regret de la douzaine de membres qui avaient répondu
à l'invitation. On est venu du centre de la France, de la Sarthe,
de Région Parisienne, de Bretagne et même du Canada. Deux
jours à vous couper le souffle ou les fous rires ont cotoyé
les larmes d'émotion. On a appris, échangé, discuté,
vu, admiré, communié, compris et remercié. Toute la
panoplie d'une rencontre inoubliable et qui en appelera d'autres. Nous
ne sommes pas convaincus que ces moments d'anthologie soient partagés
un jour par le directeur de la batterie de Crisbecq. Avec la volée
de bois vert qu'il vient de prendre, il serait étonnant que son
Feldwebel partage notre route et notre sauciflard, a moins d'être
masochiste, d'autant que nous ne sommes pas convaincus qu'il soit perméable
à ce qui nous a emerveillés. Car voyez vous, ce qui nous
a pris aux tripes ne se trouve pas dans un tiroir caisse et on a peur que
sans ce précieux instrument, le nouveau gardien de troupeau de Crisbecq
soit un peu paumé. Lorsqu'à 08 h 45 le 6 juin, le père
de Naurois prononcera la messe des commandos du haut de ses 98 ans et de
son titre honorifique de Compagnon de la Libération, on lui suggèra
respectueusement de dire quelques mots pour le pardon de la palanquée
d'andouilles de Crisbecq, des patrons du textile et de la grande distribution.
Le Jour J est la fête symbolique de la Liberté et la Liberté
commence par le pardon. En échange de la promesse de devenir intelligent,
ce qui dans le cas présent n'est pas gagné. Au mois prochain.
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LE MAGAZINE DU SITE NORMANDIE 44 LA MEMOIRE DE PHILIPPE CORVE EST PARTENAIRE DU MAG'44.>>>DECOUVRIR
LE MAGAZINE DE NORMANDIE 44 LA MEMOIRE
Calendrier des commémorations en Normandie 2005 Voici le calendrier des cérémonies commémoratives du 61ème anniversaire du Débarquement et de la Bataille de Normandie, de juin à août 2005. Celui-ci est sous réserve de modification. --------------------------------------------------------------------------------
Amfreville
Colleville-Montgomery
Saint-Manvieu-Norrey
Sainte-Mère-Eglise
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Bény-sur-Mer
Colleville-sur-Mer
Sainte-Mère-Eglise
Sainte-Marie-du-Mont
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Amfreville
Carentan
Chef du Pont
Colleville-Montgomery
Honfleur
Langrune-sur-Mer
Lisieux
Picauville
Ranville
Sainte-Marie-du-Mont
Sainte-Mère-Eglise
Saint-Pierre-du-Bû
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Grangues
Périers-sur-le-Dan
- Biéville-Beuville
Sannerville
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Caen
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Picauville
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Crépon
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Rauville Plage
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Néhou
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Saint-Martin-de-Varreville
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