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Ecrit par Maciej Grotek et mis en page par Stéphane Delogu

Célèbre pour avoir fermé la poche de Falaise à Chambois, la 1ère DB  connaitra pourtant un destin terrible : Héroïque au combat mais jamais engagée en Pologne dont elle vengera pourtant l'envahissement par les nazis, ses soldats seront bannis par le nouveau gouvernement communiste de la Libération. Peu d'entre eux retrouveront le pays pour lequel ils s'étaient tant battus hors de leurs frontières.

ORIGINES

La première division blindée Polonaise a été créée en Ecosse en 1942 . Elle réunissait des soldats d’élite  qui se sont refugiés , premièrement en France puis , apres la capitulation de l’Etat Francais en Angleterre. L'aventure commence en 1940 ,avec la 10eme brigade de la cavalerie blindee dirigée par le general Stanislaw Maczek. Lancée au combat au nord de la France en 1940, elle écrit les premières pages de gloire de ce qui sera plus tard la 1ere DB Polonaise.

Le 6 mars 1942, le rêve des tous ces Polonais exilés sur le sol britannique s’est concretisé. Le Général Brook autorise la création de la première division Blindée au general Sikorski, chef du gouvernement polonais en exil. La constitution de la nouvelle unité ne va pas sans poser des soucis d'organisation et d'affectation de matériel. Il faut aussi convaincre les chefs militaires alliés de l'utilité de la future division motorisée. Mais, Sikorski dispose à ses côtés d'un officier au caractère bien trempé et d'un tempérament inébranlable : Stanislaw Masczek. Il n'est pas usurpé de dire que Masczek fut aux Polonais ce que Koenig ou Leclerc furent aux Français Libres : un chef adulé et un leader incontesté. Il forgera l'âme de l'unité qui s'illustrera magnifiquement en Normandie.

La 1ère Division Blindée Polonaise 1942 et 1943:
  • Un régiment de reconnaissance
  • La 10éme brigade de cavalerie.
  • La 16ème brigade blindée formée des 1er, 2ème et 3ème régiments.
  • Le groupe de soutien comprenant le 1ere et le 2eme régiment d'artillerie motorisé
  • Le 1er régiment d'artillerie anti-chars,
  • Le 1er régiment d'artillerie anti-aérienne,
  • Le premier bataillon de chasseurs.
  • Le génie formé des 10éme et 11éme compagnies, d'une compagnie de parc et d'une section motorisée.
  • Le pool "transmissions" avec 4 escadrons de transmission
  • 2 compagnies sanitaires
  • 3 compagnies de ravitaillement.
  • Tankistes du 10ème Dragons en aout 1944

    L’emblème de la division représente la coiffe des Hussards Polonais. La devise retenue résume à elle seule l'esprit qui animera la 1ère DB pendant la campagne de France : «Naprzód» ( En avant ! ) et «Idziemy» ( on y va ! ). Les Britanniques ne sont finalement pas avares de leur aide et participent activement à l'instruction tactique et techniques des équipages. La seule ombre au tableau est presque philosophique : la devise divisionnaire, qui par ailleurs  traduit bien la volonté de fer de Masczek,  laisse en effet craindre à Montgomery que les Polonais ne se laissent aveugler par leur désir de revanche et ne chargent à la manière de leurs compatriotes en 1940, dont les assauts à cheval contre les panzers Allemands débouchèrent sur un inutile massacre. Si les recrues grossissent régulièrement les rangs de la nouvelle unité, leur nombre sera souvent insuffisant et Masczek éprouvera des difficultés permanentes à présenter des effectifs complets.

    ORGANIGRAMME 1943-44
    10éme chasseurs à cheval
    (unité de reconnaissance sur char  Cromwell.)

    10ème brigade de cavalerie blindée 
    1er régiment blindé (Sherman)
    2ème régiment blindé (Sherman)
    24ème régiment de lanciers (Sherman)
    10éme régiment de dragons (Sherman)

    3eme brigade de chasseurs 
    1er bataillon de chasseurs de Podhale
    8ème et 9ème bataillon de chasseurs 
    Escadron autonome de mitrailleuses.

    Artillerie divisionnaire 
    1er et 2ème régiment d'artillerie motorisée
    1er régiment d'artillerie anti-char
    1er régiment d'artillerie anti-aérienne.

    Troupes du génie
    Compagnie de commandement
    10ème  et 11ème compagnies de sapeurs
    Compagnie de parc
    Escadron de circulation 
    Deux compagnies d'atelier

    Deux compagnies sanitaires,
    escadron de chars de réserve 
    escadron de gendarmerie.
    Effectifs :
    855 officiers
    15 210 sous-officiers et soldats
    381 chars
    473 canons
    4050 véhicules.

    Pancarte ornant le carrefour "de la victoire", où le19 août 1944 les polonais ferment la poche de Falaise en réalisant la jonction avec les américains de la 359ème Infantery regiment

    En 1943 , apres la réorganisation , la division polonaise participe aux manoeuvres baptisées «  Snaffle », aux côtés de la  4eme Div. Blindée Canadienne qui d'ailleurs sera son alter-ego en Normandie. L'impression d'ensemble laissée par les équipages est excellente, mais il faudra encore patienter presque un an  avant que  les Polonais ne se jettent dans la bataille. De son côté, Montgomery reste sceptique quant à la réelle valeur combattante des polonais. Cette situation paradoxale, alors que tous les tests d'aptitude ont été honorés "haut la main", laisse perplexes les tankistes polonais, dont beaucoup se demandent si Monty ne les cantonnera pas à un rôle de faire-valoir. Un évènement inattendu va pourtant donner du baume au coeur des lions de Masczek.

    En avril 1944 le commandement polonais est informé qu’un certain general Grouse va l’inspecter. Or, personne n'a entendu ce nom jusqu’à ce jour... Le general Maczek restera figé sur place en apercevant le visage rayonnant du general... Eisenhower, descendant du train. La visite  "d’Ike", commandant en chef des forces alliés fut totalement positive. Au contraire de Montgomery, Eisenhower fut très ouvert et chaleureux envers les Polonais. Ils lui devront les recrues manquantes à l'appel ; au mois de mai 1944, la première division polonaise présente enfin un tableau opérationnel optimal.


    Equipage d'artillerie de la première DB Polonaise dans les rues de Falaise.

    Dans le courant de ce même mois , la division est acheminée a York pour finaliser sa préparation. Avant d’etre envoye au combat en France , elle reçoit le president polonais en exil Wladyslaw Raczkiewicz. Cette visite aura pour effet de doper davantage la détermination de ses troupes, si tant est qu'elles en avaient besoin !

    Mais l' heure H n’est pas encore arrivee :  La division a ete deplace a Aldershot pour y attendre son tour. Le 6 juin, les polonais auront un pincement au coeur, en apprenant que les troupes alliées viennent de prendre pied en Normandie... Sans eux...quelques jours avant leur mise en route pour le continent Européen, ils rendront les honneurs au général Kazimierz Soskowski  . Le jour de délivrance arrivera finalement le 1er août :  la division  débarque près de Caen. Elle est rattachée à la première armée Canadienne de Crerar, puis à la seconde armée dirigée par le général Simonds.... "Napzrod" .Droit devant..La première division blindée polonaise est lancée à travers les champs Normands.... Après quatre ans de purgatoire et d'humiliations, la Pologne vient de relever la tête...

    LE COMBAT

    Le 7 août 1944,  l’etat major Allié lance l' opération «Totalise».  Il s'agira pour quatre divisions alliées, dont la division du général Masczek, de se rendre maitre de Falaise. La contexture du terrain n'est pas réellement favorable à l'offensive en raison de larges glacis où les 88mm allemands se révèleront meurtriers pour les blindés Canadiens et Anglais. 300 blindés s'élancent à 23h 30 ; leur progression est guidée par des fusées éclairantes. Si la progression est rapide au début des opérations, elle se trouve ralentie par les bouchons anti-char ou les Stümgeschutz de la 85e division d'infanterie et des blindés de renfort. L'ennemi rend l'avancée encore plus pénible avec des salves d'obus fumigènes, tant et si bien que rares seront les unités, sauf peut-être le Royal régiment of Canada, qui atteindront sans encombre leurs objectifs. Côté Polonais, le 2è régiment blindé du colonel Kostzustki est freiné par une violente riposte des 88 mm de  la 12e SS "Hitlerjügend". 26 chars sont en feu, l'infanterie n'a pu suivre la progression trop rapide des blindés. Le 2è régiment blindé a perdu en moins d'une journée la moitié de ses chars.

    La journée du 8 août sera encore plus pénible et meurtrière. Le bombardement initial de la seconde phase de "totalise" se révèle catastrophique. Les positions Allemandes seront assez peu touchées, alors que des dizaines d'obus tombent par erreur à l'intérieur des lignes alliées : 315 artillleurs Polonais  et Canadiens paieront de leurs vies cette terrible méprise. Les lignes allemandes se sont resserrées et les troupes du Général Masczek sont violemment prises à partie par les Tiger du Panzer Abteilung 501 du redoutableMickaël Wittman (à qui il ne reste plus que quelques heures à vivre).

    20 sherman du 1er Régiment Blindé Polonais sont détruits, 35 hommes d'équipage sont tués. Mais, les polonais ont capturé 4 officiers et 80 officiers allemands. L'opération Totalize s'achève le 9 aout au soir avec une impression mitigée du côté des alliés. La percée escomptée a bien eu lieu, mais Falaise n'a pu être libérée. De surcroit, les pertes Anglo-Canadiennes et Polonaises sont lourdes, certainement trop eu égard au terrain gagné. Les jours qui suivront Totalize feront la partie belle aux Panzerfaust Allemands et aux fantassins qui remplaceront les panzer détruits lors d'embuscades meurtrières...


    Equipage d'un Tiger I de la 12e Pz SS "Hitlerjügend" en Normandie.
    L'EXPLOIT DU CAPITAINE STOPA

    Stopa est officier au 10e Régiment de Dragons Polonais. Ce n'est pas à proprement parler un soldat, encore moins un héros. D'ailleurs, depuis le 1er août 1944, il n'a tué personne... Et pour cause : Il est aumonier et ne porte pas d'arme... Le 20 août 1944, alors que la poche de Falaise est sur le point d'être bouclée, le caporal Saron vient, tout haletant, l'informer qu'une vingtaine d'Allemands sont cachés dans une ferme, à quelques centaines de mètres , prêts à se rendre. L'unique problème est que Stopa est seul, Saron n'est accompagné que du conducteur du scout car qui l'a amené... Capturer une vingtaine d'Allemands à trois  ?......

    Pour Stopa,le premier dilemne qui se pose est de savoir si il doit accepter de porter une arme ou pas, car l'occasion dépasse ce qu'un prêtre est amené à connaitre, même à la guerre... Après quelque secondes de reflexion, il se fait prêter une revolver par Saron, puis donne le signal de départ vers la ferme.... Celle-ci est rapidement atteinte.. Stopa demande alors à Saron de l'appuyer par un tir de mitrailleuse du "scout", alors qu'il courra vers l'entrée de la ferme. L'aumonier Stopa bondit et se précipite vers le bâtiment, ou il est accueilli par un vieux normand terrifié, qui lui indique que 300 civils se réfugiés dans sa cave.... Par contre, la ferme est aussi infestée d'Allemands qui ont investi la grange et les écuries... Vingt allemands pour trois Polonais....
    Impossible de reculer....


    Le capitaine aumonier Stopa.

    D'une voix tonnante, Stopa lance : "Raus !..Raus und schnell ! "
    Presque aussitôt, des silhouettes sortent des bâtiments... un, puis deux, puis cinq....au bout du compte, quinze allemands se rendent, vêtements en lambeaux, et visages décomposés... Ce qu'il restait de l'armée qui avait promis l'enfer au monde... Nouvelle injonction de Stopa.... Hande Höch !!!.... Vingt cinq Allemands sortent maintenant de leur terrier...Nouvelle rafale de sommation de Saron.... D'autres s'extirpent encore de leur cachette... Cinq, huit...Seize... Trente deux..... L'aumonier Stopa et les deux soldats du 10 e Dragons comptabilisent maintenant leur "prise"...72 officiers et soldats allemands !!!...

    un officier prisonnier remarque alors la croix agraphée au col de sa battle dress et  l'interpelle  :"Herr Hauptmann..N'êtes vous pas prêtre ?... Vous n'avez pas le droit de porter d'arme ? La réponse de Stopa est cinglante : "Et alors, qu'est ce que ça peut vous faire ? C'est possible, mais en tout cas je n'ai tué ni blessé personne !.." Et c'était vrai.... Stopa avait fait 72 prisonniers sans utiliser une seule fois son revolver... Certains Allemands ne purent s'empêcher un juron de colère en comprenant qu'ils venaient de se faire capturer le plus bêtement du monde par un curé en goguette et deux soldats....En plus ils sont Polonais !...

    La colonne prit la route avec 72 Allemands liquifiés et le scout car du caporal Saron pour les surveiller, l'aumonier Stopa conservant son arme à la main, plus par mesure dissuasive que par réelle intention de l'employer.... Les prisonniers rejoignirent en fin d'après midi une colonne de 1700 captifs, remis aux Américains en échange...de munitions aux calibres Britanniques..... Voici comment un capitaine aumonier et deux soldats du 10e dragons Polonais capturèrent à eux trois une section d'infanterie Allemande..

    Sources historiques : "Stalingrad en Normandie". 
    Eddy Florentin. Presses de la Cité - 1964 -

     

    LA COLLINE MACZUGA

    Après la prise de Falaise, la division Polonaise est dirigée vers Trun, plus à l'Est... Le 2e SS panzer corps tente maintenant de se retirer vers la Seine, par un mince couloir de 8 kilomètres de largeur...Le "couloir de la mort"...Ce qui reste de la 7è Armée Allemande doit absolument se regrouper et tenir le verrou ouvert afin de s'échapper du guêpier Normand... Masczek et ses lions prennent position entre la côte 258 et les hauteurs de la côte 262 à Boijos.. Leur mission est d'une simplicité élementaire : interdire toute sortie de la poche de Falaise au 2è SS Panzer corps...

    Trois jours....trois jours d'enfer pendant lesquels les polonais vont se heurter à un assaut continu des blindés et fantassins Allemands.. Mais le mot d'ordre du général Masczek est présent dans chaque esprit..Tenir !...Tenir jusqu'à l"arrivée des renforts Américains ou Canadiens.... La situation est terrible : plus de vivres, plus d'eau, plus de médicaments, le grondement permanent des salves d'artillerie, des rafales d'armes lourdes, des explosions... Les lions tiennent, au delà de leurs limites.... Le 21 aout 1944, alors que la situation devient desespérée, chacun se prépare à tomber la tête haute, le miracle va se produire.... Alors que la nuit tombe, deux fusées vertes éclairent la pénombre...Elles ont été tirées en retrait ...Ce sont les renforts !....... En effet, les canadiens du 22e régiment blindés venaient de percer et se portaient maintenant au secours des assiégés.... Or, l'itinéraire de recueil passe oblige les Canadiens à emprunter un bois aux mains des SS et des armes anti-chars....La délivrance va se transformer en carnage. Une seule solution pour les Polonais.... Descendre de la colline 262,  se ruer vers le bois et détruire eux-même les Allemands embusqués ..Naprzod !!!  ....Ce mot si souvent prononcé et suivi d'une charge de "foux furieux" retentit une fois encore...Les polonais se rendent maîtres du bois... Les sherman Canadiens sont à quelques dizaines de mètres et commencent à leur tirer dessus, mais cessent rapidement le feu, après avoir identifié le détachement  de la division polonaise.... La bataille de la côte 262 est maintenant terminée.. Les lions de Macszek ont réussi l'impossible...Aucun blindé, soldat ou bicyclette n'ont pu forcer la porte vers la Seine... 11 blindés et 350 hommes ont été perdus, mais une chape de plomb vient de s'abattre sur la 7è Armée Allemande.... La bataille de Normandie est perdue, du 21 au 25 août, la foudre va s'abattre sur ce qu'il en reste...Stalingrad en Normandie.....

    La colline 262 résonne encore au sacrifice de la première division blindée Polonaise.... Elle deviendra la colline "Maczuga".... Depuis le 1er août 1944, l'unité a payé un lourd tribut à la victoire alliée : 1289 soldats tués, 22 disparus, 3874 blessés, 190 chars détruits ou hors d'usage.....


    Poignée de main entre un GI du 359e RI.US et le caporal Grabowski    du 10e Dragons. La poche de Falaise est  fermée

    Durant la bataille de Normandie La division capturera  5113 Allemands , elle a détruit 55 chars , 44 canons , environ 250 véhicules blindés. La valeur de la première division blindée polonaise suscite les commentaires les plus élogieux des chefs alliés, dont le maréchal Montgomery lui-même, le plus sceptique parmi tous.
         La division polonaise a repris son chemin vers la Belgique, en passant par le nord de la France. Le 1er septembre 1944 , elle franchi la Bresle...5 ans jour pour jour après l'envahissement de la Pologne..Le nord de la France est une seconde patrie polonaise.... L'accueil y est triomphal... Les soldats à la battle dress frappée de l'insigne "Poland" y sont portés en héros.... A tel point que le général Masczek devra interdire toute attitude trop "amicale" de la population,  car bon nombre de ses soldats visiblement "très émus par de nombreux verres de l'amitié" guident les colonnes de véhicules vers de mauvaises directions !... La 1ère division continue sa route vers la Belgique. Elle  libérera Ypres , Passchendale , Roulers , Thielt . Puis , avec les forces alliées , elle entrera en Hollande. Elle participera enfin à la libération de Breda au prix de lourdes pertes


     

    Le général Stanislaw Maczek (1892 - 1994)

    Chef légendaire de la première DB Polonaise, le général Maczek se retirera à Edimbourg (Ecosse) à la fin de la guerre. 

    Il savait qu'il ne reverrait jamais le pays pour lequel il s'était tant battu. En juillet 1944, alors qu'il vient encourager la 2e DB qui  embarque pour la Normandie, il glisse au colonel de Langlade :

    " Vous êtes un homme heureux, mon colonel. Si vous êtes tué en France, vous mourrez sur votre terre retrouvée. Mais, nous autres, nous allons mourrir sur une terre étrangère bien qu'amie, pour la Pologne que de toute façon, nous ne reverrons jamais".

    Le General Masczek est enterré à Breda, aux Pays-Bas, selon sa volonté. Destitué de la nationalité polonaise par les communistes, il sera heureusement réhabilité par le nouveau régime en 1995.

    La division polonaise a repris son chemin vers la Belgique, en passant par le nord de la France. Le 1er septembre 1944 , elle franchi la Bresle...5 ans jour pour jour après l'envahissement de la Pologne..Le nord de la France est une seconde patrie polonaise.... L'accueil y est triomphal... Les soldats à la battle dress frappée de l'insigne "Poland" y sont portés en héros.... A tel point que le général Masczek devra interdire toute attitude trop "amicale" de la population,  car bon nombre de ses soldats visiblement "très émus par de nombreux verres de l'amitié" guident les colonnes de véhicules vers de mauvaises directions !... La 1ère division continue sa route vers la Belgique. Elle  libérera Ypres , Passchendale , Roulers , Thielt . Puis , avec les forces alliées , elle entrera en Hollande. Elle participera enfin à la libération de Breda au prix de lourdes pertes
     
     

    Décorations du Général Masczek

    • Virtuti Militari
    • La Croix d’Or
    • Medaille Commemorative Francaise de la Guerre 1939-45
    • Grand Officier de l'Ordre de la Couronne avec palme
    • Order of the Bath Commander
    • Distinguished Service Order
    • Commandeur de la Legion d'Honneur 
    • Croix du Guerre
    • Orde van Oranje Nassau
    La capitulation de Wilhelmshaven.

    En avril 1945 , quand les Polonais penétreront dans  Wilhelmshaven , la base de la flotte « Ostfrissland «  ils ne pouvaient pas croire leurs yeux . Des drapeaux blancs  ornent chaque mur. Sans aucun coup de feu , les troupes Polonaises saississent 18 sous-marins,  3 croiseurs et 205 navires millitaires.3 amiraux Allemands se rendent au général Masczek.. L'humiliation de 1940 était lavée

    Le 8 mai 1945, la première division polonaise a perdu 5000 d’hommes, soit plus du tiers de ses effectifs. Elle a tué ou capturé 20.000 soldats ennemis. Les lions de Masczek avaient amplement mérité leur réputation de combattants au coeur d'or... En cinq années de guerre, ils ne se sont jamais livrés au massacre,au pillage, ou à tout acte de cruauté inutile... Ils étaient restés Polonais...« Il faut jamais reculer , quand l’affaire nationale et l’honneur Polonais sont en jeu. Les soldats polonais sur tous les fronts nous rappelent la cause pour laquelle ils sont prêts a sacrifier  leurs vies. » General Stanislaw Masczek, aout 1944. Naprzod...

    BIBLIOGRAPHIE

    S. Maczek , Od podwody do czoga , London 1984. 
    F. Skibieski , Pierwsza pancerna , Warszawa 1979
    Eddy Florentin - Stalingrad en normandie - Presses de la cité 1964
    Le Jour J 1944 - editions Morena - 1984
    Album mémorial "Normandie" - editions Heimdal - 1983
    39-45 magazine - Editions Heimdal n° 61 - 2e trimestre 1991

    Copyright Juin 1944 un vent de liberté - novembre 2001 -